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3e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
24/03/2013 à 11:04:27 - Modifié : 04/10/2021 à 14:52:04
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Si tu buvais ta soupe plus souvent... |
Aujourd'hui, nous allons parler du conditionnel. Tout d'abord, qu'est-ce que c'est exactement ? Le conditionnel est un mode dit « personnel ». Il en existe trois autres dans la langue française : l'indicatif, l'impératif et le subjonctif. On appelle « personnel » un mode qui est introduit par un pronom personnel : je, tu, il/elle, nous, vous, ils/elles.
Il existe deux conditionnels différents : le conditionnel présent et le conditionnel passé.
Le conditionnel présent se conjugue comme l'imparfait de l'indicatif et comme le futur simple. Il faut donc prendre le radical du verbe au futur et ajouter les terminaisons suivantes :
-ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient
Toucher
1) Je prends le radical du verbe au futur : toucher
2) J'ajoute les terminaisons correspondantes : je toucherais, tu toucherais, il/elle toucherait, nous toucherions, vous toucheriez, ils/elles toucheraient
Le conditionnel passé se conjugue avec la forme du verbe avoir ou du verbe être au présent du conditionnel et le participe passé du verbe.
Chanter
1) Je conjugue la forme du verbe avoir ou du verbe être au présent du conditionnel, ici il s'agit du verbe avoir : j'aurais, tu aurais, il aurait, nous aurions, vous auriez, ils auraient
2) J'ajoute le participe passé du verbe : j'aurais chanté
Partir
1) Je conjugue la forme du verbe avoir ou du verbe être au présent du conditionnel, ici il s'agit du verbe être : je serais, tu serais, il serait, nous serions, vous seriez, ils seraient
2) J'ajoute le participe passé du verbe : il serait parti
Attention : les verbes comme payer, essuyer et nettoyer perdent leur y au conditionnel : payer → je paierais, essuyer → j'essuierais et nettoyer → je nettoierais.
- À quoi sert le conditionnel ?
Le conditionnel a plusieurs emplois. Il exprime :
- une condition (Si j'avais su, je ne serais pas venu.).
- un souhait (Je voudrais une tasse de café.).
- une hypothèse (Il y aurait beaucoup de blessés, mais rien n'est sûr pour le moment.).
- la politesse (Pourriez-vous éteindre votre cigarette, s'il vous plait ?).
- un conseil (Tu tousses beaucoup, tu devrais arrêter de fumer.).
- un regret (J'aurais aimé voir ce film, mais je n'ai pas eu le temps.).
Conjugue les verbes suivants au conditionnel.
1. Vous (tenir).
2. Ils (savoir).
3. Je (prendre).
4. Nous (envoyer).
5. Tu (croire).
Surligne pour voir la correction.
1. Vous tiendriez.
2. Ils sauraient.
3. Je prendrais.
4. Nous enverrions.
5. Tu croirais. |
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5e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
31/03/2013 à 22:47:42 - Modifié : 26/09/2021 à 17:00:22
Parfois, lorsque l'on écrit, on s'oublie un peu... On met un mot à la place d'un autre, sans se rendre compte que la signification profonde de la phrase pourrait s'en trouver bouleversée. Pour cette raison, les Bibliothécaires ont décidé de varier leur leçon de français. Avec « Le mot juste », il n'est pas question de grammaire, de conjugaison ou d'orthographe, il est question de vocabulaire !
On ne dit pas qu'on a affaire à un meurtre prémédité, on dit qu'on a affaire à un assassinat. En effet, le mot meurtre désigne un homicide volontaire non prémédité, alors que le terme assassinat est tout désigné dans ce cas, car il s'agit d'un homicide volontaire et prémédité.
On a tendance à s'emmêler les pinceaux avec ces deux expressions, pourtant, elles sont d'une simplicité d'utilisation !
À cause de s'applique lorsque la situation est malheureuse.
J'ai fait perdre des points à Serdaigle à cause de mon absentéisme.
Tandis que grâce à s'emploie le plus souvent dans un cas heureux. Elle peut aussi être utilisée dans un sens plus ironique.
Il a été promu grâce à sa détermination.
Grâce à toi, nous n'aurons plus de chocogrenouilles comme récompense !
- Égoïste / Égocentrique / Égotiste
Voldemort est autant égoïste, qu'il est égocentrique et égotiste. Pourtant, ce n'est pas la même chose ! Être égoïste, c'est faire passer son intérêt personnel avant celui des autres. Un égocentrique, lui, ne parlera que de lui-même, les autres lui permettant en réalité de ramener encore et toujours la conversation à lui-même. Enfin, l'égotiste entretient un culte à lui-même.
S'il est connu et reconnu que certains Serpentard prennent un malin plaisir à cracher leur venin sur quiconque les dérange... l'utilisation des adjectifs « vénéneux » et « venimeux » est, quant à elle, beaucoup plus floue. Les deux termes ont la notion du venin. Seulement, est vénéneux tout objet contenant une substance toxique à l'ingestion (les champignons peuvent être vénéneux, par exemple). Seuls les plantes et animaux injectant par morsure ou piqûres leur venin sont venimeux (les serpents, les guêpes, l'aconit...).
La différence qu'il y a entre « médire » et « calomnier » est la même que celle qu'il y a entre Severus Rogue et Rita Skeeter. Le Maître des Potions médit du trio d'or lorsqu'il dit uniquement ce qu'il sait d'eux (ou croit savoir), mais en mal. La rédactrice de la Gazette, elle, calomnie Hermione Granger quand elle la dit prête à tout pour être sous le feu des projecteurs, ou pour sortir avec Krum ou Potter, lorsqu'elle invente donc quelque chose pour desservir quelqu'un.
Choisis le bon mot dans ces phrases.
1. Voldemort a réfléchi à son plan pour commettre son meurtre / assassinat.
2. Grâce à / À cause de ses efforts, elle a été acceptée dans l'équipe de Quidditch.
3. Harry est égoïste / égocentrique / égotiste lorsqu'il ramène toujours la conversion à ses exploits.
4. L'aconit est une plante vénéneuse / venimeuse.
5. Dolores Ombrage médit sur / calomnie Harry Potter en affirmant qu'il est un menteur.
Surligne pour voir la correction.
1. Voldemort a réfléchi à son plan pour commettre son assassinat.
2. Grâce à ses efforts, elle a été acceptée dans l'équipe de Quidditch.
3. Harry est égocentrique lorsqu'il ramène toujours la conversation à ses exploits.
4. L'aconit est une plante venimeuse.
5. Dolores Ombrage calomnie Harry Potter en affirmant qu'il est un menteur. |
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2e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
14/04/2013 à 14:57:50 - Modifié : 09/10/2021 à 11:44:23
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Il sentit la bonne odeur des palets venant des cuisines du palais. |
Il est fréquent de voir des erreurs entre ces deux mots alors qu'ils ont des sens totalement différents. Aujourd'hui, nous allons apprendre à les différencier.
Un palais est un bâtiment dans lequel vit généralement une personne importante, comme un prince ou un Chef d'État. Cependant, il peut aussi désigner un édifice public comme le Palais des Sports ou le Palais des Congrès. Cependant, un palais peut aussi désigner la partie supérieure composant l'intérieur de la bouche.
Le Palais des Congrès situé à Paris est un bâtiment célèbre.
Il s'est brûlé le palais en buvant son café.
Aladdin vit dans un grand palais.
Un palet est un objet de petite taille utilisé en sport, notamment au jeu du hockey. Cette même orthographe peut désigner les petits biscuits ronds comme les célèbres palets bretons.
Au hockey, le rôle du gardien est d'arrêter le palet avant qu'il n'entre dans le but.
Ma grand-mère avait l'habitude d'accompagner son thé avec de petits palets bretons.
Complète ces phrases avec palais ou palet.
1. Elle se plaignit de douleurs au niveau du ... .
2. Il regardait le ... glisser depuis son écran, sa main cherchant le plateau où étaient posés les ... .
3. En se mariant avec le roi, elle allait bientôt vivre dans un ... .
4. Le ... des Sports accueille les prochains JO.
Surligne pour voir la correction.
1. Elle se plaignit de douleurs au niveau du palais.
2. Il regardait le palet glisser depuis son écran, sa main cherchant le plateau où étaient posés les palets.
3. En se mariant avec le roi, elle allait bientôt vivre dans un palais.
4. Le Palais des Sports accueille les prochains JO. |
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Retraitée
6e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
14/04/2013 à 20:04:57 - Modifié : 26/09/2021 à 22:17:04
Les erreurs de genre, c'est monnaie courante. Pourtant, prendre un nom masculin pour un nom féminin, et vice-versa, il faut l'avouer... Ça craint ! Et comme les hermaphrodites se font encore assez rares dans la langue française, il va falloir faire un point sur tout ça afin d'éviter de se tromper.
À vrai dire, il est plutôt rare d'employer le féminin avec un nom masculin, cependant, le contraire est assez courant. Un asile, un hospice, un abîme, un éloge, un tentacule... Qui n'a jamais employé ces noms au féminin ? Hélas, il n'existe pas vraiment de règle permettant de savoir si le nom est masculin ou féminin. Il s'agit plus d'une question d'habitude, mais voyons ça de plus près quand même.
Certains noms veulent nous faire la vie dure et peuvent donc être l'un ou l'autre, masculin et féminin, suivant leur sens ou leur nombre.
Amour : est masculin au singulier et féminin au pluriel.
Un amour fou
Toutes mes amours
Après-midi : celui-là fait souvent poser des questions, mais finalement, il n'est pas compliqué puisqu'il peut être l'un ou l'autre, les deux étant justes, même si l'Académie française recommande l'usage du genre masculin.
Délice : est également masculin au singulier et féminin au pluriel.
Gens : un peu plus compliqué, ce nom peut aussi être féminin ou masculin. L'Académie française explique que « lorsque "gens" est immédiatement précédé d'un adjectif possédant une forme féminine distincte de celle du masculin, cet adjectif s'accorde au féminin ; cependant, cet accord n'est pas étendu aux autres éléments de la phrase, sauf pour les adjectifs "tous" et "quel" ».
Instruits par l'expérience, les vieilles gens sont soupçonneux.
Toutes les vieilles gens
Toutes les habiles gens
Quelles sottes gens !
Météorite : peut être masculin ou féminin, à vous de choisir.
Oasis : est plutôt féminin, mais peut s'employer au masculin.
Orgue : masculin au singulier, il peut être les deux genres au pluriel suivant s'il désigne un seul instrument ou plusieurs. Par exemple, si l'on parle de tous les orgues présents en France, ce sera au masculin, mais si on parle des somptueuses orgues de la Saint-Sulpice (où il n'y a en fait qu'un orgue), alors le genre sera féminin.
Réglisse : est féminin si l'on parle de la plante, masculin ou féminin si l'on parle de la racine. Employez donc le féminin automatiquement, comme ça, pas de prise de tête !
Parce qu'on pourrait y passer des heures sans jamais parler de tous ces noms. Voici deux petites listes de ce qu'on emploie souvent en commettant des erreurs :
Sont masculins : abîme, ail, amiante, antre, appendice, apogée, arcane, armistice, astérisque et obélisque, auspices, chrysanthème, décombres, éloge, équinoxe, esclandre, exode, haltère, hémisphère, hospice, interstice, limbe, opercule, ouvrage, ovule, pore, tentacule...
Sont féminins : absinthe, algèbre, acné, acoustique, affres, alcôve, amnistie, anagramme, anicroche, arabesque, argile, arrhes, atmosphère, ecchymose, échappatoire, écritoire, éphémérides, épitaphe, extase, glaire, hécatombe, hydre, idylle, immondice, octave, orbite, oriflamme, patère, primeur, stalactite, stèle, ténèbres, urticaire, vêpres, vésicule…
Choisis les bonnes formes.
L'autre jour, (quels/quelles) sévices il m'a fait subir ! J'ai dû boire (un/une) antidote, mais cela n'a pas suffi. Si vous aviez vu (tous/toutes) les ecchymoses que j'avais après... Il m'avait suspendu en haut d'(un/une) obélisque et me lançait des poulpes dessus, qui grâce à leurs (longs/longues) tentacules pouvaient me tenir. Heureusement, nous avons fini par signer (un/une) armistice quand l’atmosphère est (devenu/devenue) plus paisible.
Surligne pour voir la correction.
L'autre jour, quels sévices il m'a fait subir ! J'ai dû boire un antidote, mais cela n'a pas suffi. Si vous aviez vu toutes les ecchymoses que j'avais après... Il m'avait suspendu en haut d'un obélisque et me lançait des poulpes dessus, qui grâce à leurs longs tentacules pouvaient me tenir. Heureusement, nous avons fini par signer un armistice quand l'atmosphère est devenue plus paisible. |
“So whether you come back by page or by the big screen, Hogwarts will always be there to welcome you home.”
MAKE HUMMUS NOT WAR.

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Retraitée
3e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
28/04/2013 à 11:15:17 - Modifié : 09/10/2021 à 11:34:22
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On a beau avoir vécu à la cour, les cours de maths, eux, ne sont jamais courts ! |
Aujourd'hui, en ce beau dimanche d'avril, nous allons apprendre à différencier ces homophones !
Il y a tout d'abord le verbe « courir ». Lorsqu'on le conjugue au présent de l'indicatif, on obtient ainsi : je cours, tu cours, il court, ils courent.
Je vois les personnes qui courent dans le parc tous les matins.
Le cours correspond également à l'écoulement de l'eau d'un fleuve ou autre ou à une leçon d'une matière en particulier. Il peut aussi être utilisé pour désigner une durée, le cours d'un évènement.
Dans le cours de ce printemps, je compte aller admirer le cours de l'eau après mon cours sur la biodiversité.
Court est aussi utilisé pour dire que quelque chose n'est pas grand. Un objet qui est de petite taille est donc court. On peut l'employer également pour une durée courte. On parle aussi de court de tennis.
Emma Watson s'est dit que ses cheveux devaient être coupés plus courts.
Le bal de Noël était trop court.
Quant à cour, on parle d'un lieu découvert près d'un bâtiment ou d'un espace administratif ou de personnes suivant une personne importante (un souverain).
La Cour pénale internationale est un endroit très impressionnant, mais ne vaut pas notre Ministère de la Magie.
La cour du Roi n'a jamais connu de récréation, à suivre sans cesse sa Majesté dans les jardins et à lui faire la cour.
On l'emploie quand on parle de la chasse à courre (chasse avec des chevaux et des chiens), venant du verbe « courir ». Il n'y a pas de vrai moyen mnémotechnique étant donné que c'est le seul cas où il est utilisé en fonction du sens de la phrase.
Complète ces phrases avec cours, court, cour ou courre.
1. Oh, tu es allé chez le coiffeur. C'est ..., mais ça te va bien.
2. Qu'est-ce que ce bâtiment ? La ... d'appel ?
3. Désolée, je vais couper ... à notre conversation, il faut que j'aille en ... de Potions.
4. La ... du roi le suit dans sa promenade.
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1. Oh, tu es allé chez le coiffeur. C'est court, mais ça te va bien.
2. Qu'est-ce que ce bâtiment ? La cour d'appel ?
3. Désolée, je vais couper court à notre conversation, il faut que j'aille en cours de Potions.
4. La cour du roi le suit dans sa promenade. |
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4e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
05/05/2013 à 16:55:11 - Modifié : 26/09/2021 à 17:03:37
Sur le modèle de la dernière leçon, je vais éclairer votre lanterne sur des confusions fréquentes. Le vocabulaire, c'est primordial. Alors retenez ces quelques conseils.
Dit-on d'une personne qu'elle a l'air intelligent ou intelligente ? Eh bien, tout dépend de ce que l'on veut dire. Si par « avoir l'air », on entend « sembler, paraître », ou qu'on peut ajouter « d'être » avec l'adjectif, il faudra accorder l'adjectif. Mais si « avoir l'air » peut se remplacer « se donner l'air » ou si on peut poursuivre la phrase par « propre à », on mettrait plutôt l'adjectif au masculin singulier.
Elle a l'air intelligente. → Elle a l'air d'être intelligente. Elle semble intelligente.
Elle a l'air intelligent. → Elle a l'air intelligent propre à tous ceux qui portent des lunettes.
Dans la plupart des cas, on emploie « aucun » au singulier, mais parfois, il se peut que vous soyez obligés de le mettre au pluriel. Il existe certains mots qui n'existent pas au singulier, comme « représailles ». On dira donc « aucunes représailles ». On retrouvera aussi des mots qui, une fois au singulier, perdent leur sens. On dira « aucuns ciseaux n'ont été trouvés », « aucuns travaux d'aménagement ne seront nécessaires ». Mais attention, on ne dira pas « aucuns travaux n'ont été rendus » quand on parlera d'un travail scolaire par exemple. (« aucun travail n'a été rendu »)
- À l'intention de / À l'attention de
Les deux sont utilisables, mais leurs sens diffèrent. Quand on utilise à l'attention de, c'est pour attirer l'attention de la personne visée. À l'intention de sera employé pour indiquer que c'est « pour lui ».
Quelque chose d'imminent, c'est quelque chose qui arrivera d'ici peu de temps, alors qu'une chose éminente est au-dessus de la norme.
Tu es éminemment belle.
Son arrivée sera imminente.
Choisis entre les deux formes.
1. Les nouvelles ont l'air rassurants / rassurantes.
2. Aucun / Aucuns frais ne sera / seront déduit(s) de votre compte Gringotts.
3. J'ai acheté des Chocogrenouilles à l'attention / l'intention de mes voisines de dortoir.
4. Ce professeur de Potions est éminent / imminent.
5. Le cours de Potions est éminent / imminent, dépêchez-vous !
Surligne pour voir la correction.
1. Les nouvelles ont l'air rassurantes.
2. Aucuns frais ne seront déduits de votre compte Gringotts.
3. J'ai acheté des Chocogrenouilles à l'intention de mes voisines de dortoir.
4. Ce professeur de Potions est éminent.
5. Le cours de Potions est imminent, dépêchez-vous ! |
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2e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
19/05/2013 à 15:11:32 - Modifié : 09/10/2021 à 11:37:12
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À la fin du diner, tout le monde avait encore faim. |
Les deux mots suivants ont des significations totalement différentes.
Faim est un nom féminin qui exprime l'envie de manger, mais peut aussi désigner l'aspiration comme l'expression « avoir faim de connaissances ».
Tu n'as pas mangé depuis hier soir, tu dois avoir faim.
Avoir une faim de loup.
Fin peut être un nom commun, un adjectif ou un adverbe et a donc plusieurs significations.
Lorsqu'il s'agit d'un nom, la fin désigne le terme, l'arrêt, mais aussi une extrémité. Il peut aussi être utilisé pour désigner un but.
La fin des cours
La fin de la route
Parvenir à ses fins
Lorsqu'il s'agit d'un adjectif, le mot « fin » veut dire d'une personne qu'elle est mince (physiquement) ou qu'elle est subtile ou délicate (mentalement). Cela peut vouloir dire d'un objet qu'il est d'une grande qualité.
La jeune fille est très fine.
La lingerie fine.
Lorsqu'il s'agit d'un adverbe, « fin » peut être remplacé par le mot « complètement ».
Il est fin prêt.
Complète ces phrases avec faim ou fin.
1. C'est ainsi que mon histoire touche à sa ... .
2. Avec un esprit aussi ... que le sien, il est forcément intelligent !
3. Il est si ..., il doit mourir de ... .
4. Il est ... prêt à se rendre à l'école.
Surligne pour voir la correction.
1. C'est ainsi que mon histoire touche à sa fin.
2. Avec un esprit aussi fin que le sien, il est forcément intelligent !
3. Il est si fin, il doit mourir de faim.
4. Il est fin prêt à se rendre à l'école. |
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Retraitée
3e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
03/06/2013 à 15:01:31 - Modifié : 26/09/2021 à 22:29:45
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Un ou une : spécial métiers |
Vous avez déjà tous vu la leçon de Coconut sur les différents genres en fonction des mots. Mais saviez-vous que certains mots peuvent avoir un genre différent de ce qu'ils désignent, tels les noms de métiers ? Eh oui, car dans le passé, un nom de métier au féminin désignait le plus souvent la femme de celui qui le pratiquait. Ainsi, la boulangère était la femme du boulanger et l'ambassadrice était la femme de l'ambassadeur. Seulement, avec l'évolution des mœurs, certaines désignations ont changé.
- Changement de désignation
Les métiers féminins ne désignent plus la « femme de », mais bien le métier exercé par la femme. Une étudiante est donc bel et bien celle qui va sur les bancs de l'université, et non pas la maîtresse de l'étudiant. Nous avons ainsi toute une liste de noms de métiers féminins qui ne posent pas problèmes, puisqu'ils étaient considérés comme excitants auparavant : la boulangère, la charcutière, la cuisinière, la bibliothécaire, l'institutrice, la pâtissière, l'épicière, l'ouvrière, la vendeuse, etc.
Cependant, certains métiers étaient autrefois réservés aux hommes et les mettre au féminin relève aujourd'hui de l'impossibilité, car les mots désignent généralement des machines. Ainsi, vous ne pouvez pas utiliser les mots « pointeuse », « affûteuse » ou « traiteuse ». Vous feriez vraiment très mauvais genre. De fait, ces métiers doivent être écrits au masculin.
Vous aurez remarqué que l'on peut, de nos jours, croiser un grand nombre de métiers qui finissent en « eure », changeant des « euses » ou « trices » que l'on trouvait généralement. Cela-dit, même s'ils ne sont pas toujours utilisés, ces mots sont dus à l'arrivée des femmes dans les métiers « moins courants ». Alors qu'au début, on disait « le professeur Sybille Trelawney », par exemple, la féminisation voudrait aujourd'hui que l'on rajoute un « e » lorsque c'est possible, et toujours devant un déterminant féminin devant : gendarme, professeure, adjointe, ministre, présidente, amirale, analyste, architecte, artisane, assureure, auteure, caporale, chef, consule, critique, dentiste, députée, diplomate, docteure, écrivaine, fonctionnaire, garde, gouverneure, maçonne, mairesse, notaire, peintre, arbitre, procureure, sergente, vétérinaire...
Cependant, certains des mots de la liste risquent de ne pas vous être familiers. En effet, on utilise aussi encore beaucoup de formes telles que « madame le maire » ou « l'auteur J.K. Rowling ». Mais évitez les formes « femme-auteur », qui, bien qu'elles furent proposées comme règles à la féminisation, ne seront pas très appréciées de nos jours.
Pour plus de simplicité, je vous conseille donc d'utiliser les noms au masculin si vous n'êtes pas sûr que la féminisation est passée dans le dictionnaire. Et puis, il faut bien laisser le temps aux gens de s'adapter à toutes les réformes, et vous ne ferez pas vraiment l'erreur en donnant un nom de métier au masculin.
Enfin, je vous conseille de faire un tour par ici pour voir les équivalences des métiers. Et puis, on ne sait jamais, vous pouvez tomber sur des gens qui préféreront cette version !
Trouve le féminin de ces métiers.
1. Un avocat
2. Un boulanger
3. Un écrivain
4. Un présentateur
5. Un entraîneur
6. Un libraire
7. Un conducteur
8. Un ambassadeur
9. Un directeur
10. Un vendeur
Surligne pour voir la correction.
1. Une avocate
2. Une boulangère
3. Une écrivaine
4. Une présentatrice
5. Une entraîneuse
6. Une libraire
7. Une conductrice
8. Une ambassadrice
9. Une directrice
10. Une vendeuse
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Retraitée
6e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
09/06/2013 à 14:44:20 - Modifié : 29/09/2021 à 17:43:21
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Prends pas cet air grave avec tes sourcils circonflexés et écoute ma voix aiguë t'expliquer tout ça ! |
Entre août, abîme, où, hétérogénéité... il est parfois difficile de n'oublier ni de confondre aucun accent. L'accent circonflexe est souvent le moins facile à gérer, mais attention, même les plus simples peuvent piéger !
- L'accent aigu est sans doute le plus répandu. On le voit sur le dos de l'éléphant. On ne peut le trouver que sur le e.
- L'accent grave est très courant, votre père et votre frère le connaissent bien. On peut le trouver sur le e, le a et le u.
- L'accent circonflexe est un peu plus rare. Il est parfois drôle à chercher. On peut le trouver sur toutes les voyelles, excepté le y.
Minute culture : l'accent circonflexe se place souvent sur une lettre qui précédait un s dans l'ancien temps. Avant, on disait feste, maintenant, c'est fête. Ça ne fonctionne pas avec tous les mots, mais souvent, si !
- Comment savoir où les mettre ?
En fait, comme souvent avec le français, il y a des règles, mais la plus efficace reste l'habitude et la répétition. À force de voir les mots avec leurs accents, vous mettrez les bons. Vous pouvez quand même découper en syllabes les mots pour savoir si vous devez ou non mettre un accent.
« Sérénité », par exemple, se découpe ainsi sé/ré/ni/té. Les e doivent avoir un accent car ils sont la dernière lettre de la syllabe.
En revanche, « terrible », qui se découpe ainsi ter/ri/ble, n'en a pas besoin car le e est directement suivi d'un r.
Il faut aussi savoir qu'on ne met jamais un accent avant deux consonnes identiques (intéressant, évidemment, etc.).
- Quel accent doit-on mettre ?
Entre é et è, ce n'est pas si compliqué. Ils sont chacun une prononciation particulière. Mère n'a pas le même son que allée, par exemple. Le plus évident reste donc sans doute de prononcer le mot à voix haute pour savoir de quel son il est constitué.
Pour l'accent circonflexe, en revanche, c'est un peu plus compliqué... En effet, il n'existe pas vraiment d'astuce. Il faut connaitre les mots. Il faut tout de même savoir que, souvent, les accents circonflexes sont utiles pour :
- différencier des homonymes.
sur / sûr
jeune / jeûne
mur / mûr
- différencier les déterminants possessifs des pronoms possessifs.
votre / vôtre
notre / nôtre
- la terminaison des deux premières personnes du pluriel au passé simple
nous apprîmes
vous aimâtes
- certains adverbes en -ument, mais pas tous.
absolument
assidûment
Bref. Lisez et vous apprendrez, c'est encore le plus efficace !
Ajoutez les bons accents aux mots du texte suivant.
L'elephant pechait sur la cote continument depuis des jours. Il voulait attraper des huitres mais ignorait qu'il n'y en avait aucune dans cette region. Cela le rendait tres triste car il raffolait particulierement de ces mets et voulait en offrir a sa mere pour sa fete. Malheureusement il dut bientot arreter pour se consacrer à son travail.
Surligne pour voir la correction.
L'éléphant pêchait sur la côte continûment depuis des jours. Il voulait attraper des huîtres mais ignorait qu'il n'y en avait aucune dans cette région. Cela le rendait très triste car il raffolait particulièrement de ces mets et voulait en offrir à sa mère pour sa fête. Malheureusement il dut bientôt arrêter pour se consacrer à son travail. |
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Retraitée
3e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
16/06/2013 à 00:39:30 - Modifié : 04/10/2021 à 15:07:03
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Dans le pré, il a eu son prêt près de l'arbre. |
Ils ont des significations bien différentes, pourtant il est difficile de les différencier...
Prêt peut avoir des significations différentes selon le contexte.
Quand quelque chose est « prêt », c'est qu'il peut maintenant faire quelque chose.
Le repas est prêt à être servi.
Il y a aussi « prêt » du verbe « prêter », ce qui revient donc à donner quelque chose en attendant un retour une prochaine fois.
On fait un prêt à la banque pour emprunter de l'argent.
Près est le contraire d'éloigné. Cela indique une distance proche.
Il était près de moi quand je l'ai vu.
Pré, généralement, fait référence au champ.
Les vaches sont dans le pré.
Complète ces phrases avec prêt, près ou pré.
1. Et si tu te mettais plus ... ? Tu ne vas rien voir !
2. Es-tu ... à faire la fête ?
3. J'habite ... de l'école, c'est bien commode.
4. Sous le soleil, les paysans fauchent le grand ... .
5. Le maire est ... à faire son discours, il attend le silence.
Surligne pour voir la correction.
1. Et si tu te mettais plus près ? Tu ne vas rien voir !
2. Es-tu prêt à faire la fête ?
3. J'habite près de l'école, c'est bien commode.
4. Sous le soleil, les paysans fauchent le grand pré.
5. Le maire est prêt à faire son discours, il attend le silence. |
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4e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
04/07/2013 à 16:20:51 - Modifié : 26/09/2021 à 22:34:34
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L'univers magique sur le bout des doigts |
Il est temps qu'on se mette d'accord entre nous. Il est vrai que vous êtes nombreux à avoir des doutes quant à l'orthographe des mots tirés de l'univers de Harry Potter... Retenez donc ces quelques règles :
Et non, on n'accepte pas « les premières années ». Prononcez-le à voix haute. Vous ne dites quand même pas « les premières zannées », hein ? Eh bien c'est parce que c'est au singulier. En effet, dans les premier année, première année désigne le niveau d'étude. C'est l'équivalent des « élèves en première année ».
S'il vous plaît, pas de Choipeau ou Choixpeaux. Il s'agit d'un chapeau qui fait un choix. « Choix » ne s'écrira jamais sans « x », même au singulier. Et le Choixpeau est unique, donc pas de « x » à la fin non plus !
- Les Serdaigle, les Gryffondor, les Poufsouffle, les Serpentard
Eh non, là encore, pas de « s » à la fin du nom des quatre maisons, puisqu'il s'agit d'un nom propre (celui des fondateurs). Dire « les Serdaigle » revient à dire « les élèves de Serdaigle ». Attention à ne pas oublier la majuscule pour que tout soit en ordre.
Vous oubliez tous le « 's » entre « King » et « Cross » ! Et pourtant, sans lui, ça ne veut plus rien dire. À la rigueur, « Kings Cross » peut être accepté, mais si vous pensez au « s », pensez à l'apostrophe qui va avec.
Les deux mots sont bien détachés, il n'y a pas de « e » à la fin de Express et les deux mots ont une majuscule.
Et pas Mc Gonagal, Mc Gonagall ou McGonagal. Tout collé, deux « l ».
Petit moyen pour s'en souvenir : bière au beurre attaché sans le « e » de « bière » pour que ça soit plus fluide. Avouez que bièreaubeurre, ça ferait bizarre !
Vous vous y ferez vite, je vous assure. Donc non, pas de « s » si vous n'avez qu'un seul et unique balai. Il n'aura son « s » qu'au pluriel.
N'hésitez pas à consulter le site EHP pour être certain de l'orthographe d'un mot, ou ressortez vos Harry Potter ! |
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3e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
14/07/2013 à 13:37:00 - Modifié : 04/10/2021 à 15:00:32
Aujourd'hui, nous allons parler du passé antérieur, un temps qui est relativement peu utilisé, voire peu connu. Le passé antérieur est un temps de l'indicatif, tout comme le présent ou le passé composé.
En général, il exprime une action terminée, passée, dont la durée est le plus souvent courte. Cette action se déroule avant une autre chose, exprimée au passé simple. Pour simplifier tout cela, on utilise le passé antérieur pour parler d'une action courte et terminée, qui se déroule avant une autre.
Quand il eut fini son repas, il sortit de la cuisine.
Le passé antérieur peut aussi exprimer une action brève, qui se situe dans le passé. Dans ce cas, on n'utilisera pas de passé simple ensuite et le passé antérieur sera accompagné d'adverbes, tels que enfin, bientôt, lorsque, etc.
Ils eurent bientôt terminé leur dessin.
Le passé antérieur se forme avec l'auxiliaire être (fus, fus, fut, fûmes, fûtes, furent) ou avoir (eus, eus, eut, eûmes, eûtes, eurent), selon le contexte de la phrase, conjugué au passé simple, plus le participe passé du verbe.
Prenons le verbe « boire »
→ Je conjugue l'auxiliaire avoir au passé simple : eus, eus, eut, eûmes, eûtes, eurent.
→ J'ajoute le participe passé du verbe : j'eus bu, tu eus bu, il eut bu, nous eûmes bu, vous eûtes bu, ils eurent bu.
On est d'accord, vous ne parlez et ne parlerez pas couramment le passé antérieur dans une conversation tous les jours, mais il peut être utilisé dans le sens « écrit », dans les livres par exemple.
Quoi accorder, avec quel auxiliaire ? C'est une question qu'on oublie un peu, voici donc un petit rappel.
- Avec l'auxiliaire être, on accorde le participe passé avec le sujet de la phrase.
- Avec l'auxiliaire avoir, on accorde avec le complément d'objet direct (et non avec le sujet, contrairement à ce qu'on pourrait penser) seulement si celui-ci est placé avant le participe passé.
Conjugue les verbes suivants au passé antérieur.
1. Nous + parler
2. Tu + entrer
3. Il + chanter
4. Je + terminer
5. Vous + croire
Surligne pour voir la correction.
1. Nous eûmes parlé
2. Tu fus entré
3. Il eut chanté
4. J'eus terminé
5. Vous eûtes cru |
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Retraitée
3e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
08/09/2013 à 02:40:50 - Modifié : 04/10/2021 à 14:50:26
La concordance des temps est un aspect grammatical indispensable de la construction de la phrase lorsque celle-ci possède une subordonnée. Ma phrase est incompréhensible ? Jouons la plus simplement : lorsque vous commencez une phrase qui implique une subordonnée (commençant par « que »), les temps des verbes ne peuvent pas être pris au hasard. Cette coordination des temps s’applique aussi dans des textes plus longs avec un aspect chronologique.
Il est donc temps de faire la différence entre le verbe de la principale (le premier, en bleu) et le verbe de la subordonnée (le deuxième, en vert).
- Si la principale est au présent de l'indicatif
Si le verbe de la principale est au présent de l’indicatif, le verbe de la subordonnée peut être :
- au présent de l’indicatif ou au présent du subjonctif pour une action simultanée.
- Ex : Je pense qu’il dort. Je veux que tu saches.
au futur de l’indicatif ou au présent du subjonctif pour une action postérieure.
Ex : Je pense qu’il dormira. Je veux qu’il y aille.
au passé simple, à l’imparfait, au passé composé, au plus-que-parfait de l’indicatif pour une action antérieure.
Ex : Je pense qu’il le sut. Je pense qu’il le savait. Je pense qu’il l’a su. Je pense qu’il l’avait su.
- Si la principale est au passé de l'indicatif
Si le verbe de la principale est au passé de l’indicatif (simple, composé, imparfait), le verbe de la subordonnée peut être :
- à l’imparfait de l’indicatif ou au passé simple pour une action simultanée.
- Ex : Il était persuadé qu’il mangeait. Il était persuadé qu’il mangea.
au conditionnel présent ou à l’imparfait du subjonctif pour une action postérieure.
Ex : Il était persuadé que tu mangerais. Il était persuadé que tu mangeasses.
au temps du passé et à l’imparfait de l’indicatif pour une action antérieure.
Ex : Il était persuadé que tu étais là. Il était persuadé que tu avais mangé un canard.
- Si la principale est au futur de l'indicatif
Si le verbe de la principale est au futur de l’indicatif, le verbe de la subordonnée peut être :
- au présent de l’indicatif ou du subjonctif pour une action simultanée.
- Ex : Il dira ce qu’il pense. Je serai enchanté que tu aies un accident.
au futur de l’indicatif ou au présent du subjonctif pour exprimer une action postérieure.
Ex : Il saura ce qu’il fera. Nous ne voudrons pas que tu viennes.
à l’imparfait de l’indicatif, au plus-que-parfait de l’indicatif, au plus-que-parfait du subjonctif pour une action antérieure.
Ex : Il dira ce qu’il voulait faire. Nous dirons que nous n’avons pas voulu le voir. Vous voudrez qu’elle eusse écrit un épitaphe.
- Si la principale est au conditionnel présent
Si le verbe de la principale est au conditionnel présent, le verbe de la subordonnée peut être :
- au subjonctif imparfait pour une action simultanée ou postérieure.
- Ex : Je craindrais qu’il fût en retard.
Bien entendu, cette liste n’est qu’à titre d’exemple et se base sur une approche purement chronologique. Suivant une approche contextuelle, on se rend vite compte qu’un verbe de principale au présent peut être suivi de presque tous les temps, que le conditionnel présent et que le présent du subjonctif sont énormément utilisés, et que pour une question de style, certains passés du subjonctif sont devenus obsolètes. Restez donc toujours sur vos gardes !
Conjugue le verbe entre parenthèses.
1. Il (savoir) qu’un jour il réussirait.
2. La Gazette voulait que ses lecteurs (être) plus généreux en commentaires dans leurs précédents numéros.
3. La bibliothèque avait convenu que les écrivains (être) payés pour leurs livres futurs.
4. Il n’avait pas réalisé qu’elle ronflait avant qu’il ne la (voir) dormir.
Surligne pour voir la correction.
1. Il savait qu’un jour il réussirait.
2. La Gazette voulait que ses lecteurs eussent été plus généreux en commentaires dans leurs précédents numéros.
3. La bibliothèque avait convenu que les écrivains seraient payés pour leurs livres futurs.
4. Il n’avait pas réalisé qu’elle ronflait avant qu’il ne la vit dormir. |
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Retraitée
6e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
17/09/2013 à 15:13:35 - Modifié : 09/10/2021 à 11:23:08
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Ô Bescherelle, oh que c'est difficile ! Ho, pourrais-tu m'aider au moins ? |
Qui n'a jamais confondu « oh » et « ho » ? Qui place encore le « ô », cette particule si charmante que l'on ne voit presque plus ?
- Comment les différencier ?
Oh est une interjection qui sert généralement à marquer une émotion comme la surprise, l'admiration ou encore la déception, mais également à donner plus de force à une phrase.
Oh ! J'ai faim !
Oh la la...
Ho est une interjection aussi, mais beaucoup moins courante. Elle peut s'utiliser dans les mêmes cas que « oh », mais est surtout employée pour appeler quelqu'un, au même titre que « hé ».
Ho ! Qui va là ?
Ho hisse !
Ô est une particule qui sert à invoquer. Le plus souvent, elle est employée pour s'adresser à une divinité, à quelque chose de personnifié. Au fil du temps, elle a été plus banalisée et sert à mettre en avant la personne ou la chose citée. Elle est également très utilisée pour exprimer la douleur ou le regret. On la place quasiment toujours au début d'une phrase, bien que ce ne soit pas obligatoire.
Ô Pharaon !
Ô combien
Au est très différent des trois mots précédents. Il s'agit d'un article, qui est, en réalité, la contraction de « à de » et qui devient « aux » au pluriel. Il n'y a pas grand chose à ajouter. Je pense que vous savez quand on utilise « au ».
« Au » est donc assez difficile à confondre avec les autres, puisqu'il est employé dans des situations toutes autres. Mais entre « oh », « ho » et « ô », c'est une autre affaire... Parce que, finalement, ce sont presque des synonymes.
Pour résumer, il faudrait utiliser « oh » principalement pour accentuer les émotions, « ho » pour interpeller les personnes et « ô » avant d'évoquer quelque chose qui nous paraît important, même si dans certaines situations, tous peuvent être justes.
Complète ces phrases avec ô, oh, ho ou au.
1. Hé ... ? Il y a quelqu'un ?
2. Je m'en vais ... bois.
3. ... femme, comme vous êtes belle !
4. ... que c'est grand !
Surligne pour voir la correction.
1. Hé ho ? Il y a quelqu'un ?
2. Je m'en vais au bois.
3. Ô femme, comme vous êtes belle !
4. Oh que c'est grand ! |
“So whether you come back by page or by the big screen, Hogwarts will always be there to welcome you home.”
MAKE HUMMUS NOT WAR.

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Retraitée
3e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
22/09/2013 à 10:09:24 - Modifié : 09/10/2021 à 11:22:06
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Mieux vaut manger une amande que de payer une amende. |
Les homophones, ces mots si ressemblants et pourtant... bien différents. Pour éviter les problèmes de compréhension du lecteur ou pour améliorer vos connaissances en français, voilà quelques explications qui vous aideront sûrement à les différencier.
Amande, avec un « a », correspond au fruit de l'amandier.
Tandis qu'amende, avec un « e », est la sanction que vous pouvez payer si vous ne respectez pas la loi.
- Comment les différencier ?
Évidemment, il faut faire attention au contexte de la phrase. Bien entendu, à force de les rencontrer, on ne se pose même plus la question. Un petit truc tout bête pour ne pas se tromper de lettre : l'amande peut se manger.
Complète ces phrases avec amande ou amende.
1. En se stationnant ici, on prend le risque d'avoir une ... .
2. Nous avons différents fruits secs : ..., raisin, noix de coco, etc.
3. J'ai mangé une ... pour la première fois de ma vie.
4. Après avoir été arrêté par les gendarmes, j'ai reçu une ... .
Surligne pour voir la correction.
1. En se stationnant ici, on prend le risque d'avoir une amende.
2. Nous avons différents fruits secs : amande, raisin, noix de coco, etc.
3. J'ai mangé une amande pour la première fois de ma vie.
4. Après avoir été arrêté par les gendarmes, j'ai reçu une amende. |
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4e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
09/10/2013 à 14:11:40 - Modifié : 26/09/2021 à 17:10:17
- Au temps pour moi / Autant pour moi
Je vous avoue volontiers avoir longtemps fait l'erreur et que j'ai du mal à utiliser la bonne orthographe. Car oui, aussi bizarre que cela puisse paraître, il faut écrire « au temps pour moi » et non pas « autant pour moi ».
Au temps pour moi viendrait de l'univers musical, sportif et équestre. Cela signifie qu'il faut revenir au temps où commence un mouvement après une erreur commise.
Autant pour moi ne s'utilisera que dans un cas : lorsqu'on exprime la quantité.
Tu vas acheter deux chocogrenouilles ? Prends-en autant pour moi, s'il te plait !
- Malgré que, c'est possible ?
Eh bien, oui ! Bien que de nombreux grammairiens et l'Académie considèrent l'ajout du « que » comme incorrect, l'usage est tellement répandu qu'on l'admet comme juste. Cependant, si vous souhaitez respecter l'avis de l'Académie, ne remplacez plus « bien que » par « malgré que », sauf si « avoir » vient tout de suite après.
Malgré que j'en aie.
Celui-là est admis par tout le monde. D'ailleurs, j'en profite pour vous dire de ne pas oublier le subjonctif si vous souhaitez utiliser cette formulation, comme avec « bien que ».
Vous êtes de plus en plus nombreux à faire cette erreur, à dire, par exemple, « l'anniversaire à Mathilde » au lieu de « l'anniversaire de Mathilde ». Pour marquer la possession, il faut toujours employer de. Si vous employez à, vous parlez comme quelqu'un du XVIe ! Qui l'eut cru ?
La langue française a décidé de vous faire passer un mauvais quart d'heure, mais rassurez-vous, si vous commettez cette erreur, peu de gens la remarqueront. Mais, pour votre culture, je viens vous apprendre que dire « après qu'ils soient rentrés » est incorrect ! Non, non, pas de subjonctif, on devrait alors dire « après qu'ils étaient rentrés ». Bizarre, n'est-ce pas ?
Pourtant, il y a une explication logique. Lorsque vous employez après que, vous vous référez à quelque chose qui s'est produit et donc qui se rattache au réel (le subjonctif est un mode du virtuel). Par conséquent, en toute logique, il faut employer un indicatif (mode du réel) après « après que ». Mais pour avant que, l'emploi du subjonctif se justifie, puisque vous vous référez à quelque chose qui ne s'est pas encore produit et qui n'appartient donc pas encore au réel.
Voici un petit récapitulatif pour vous aider :
- Après que + indicatif
Pour respecter la concordance des temps, voici une petite aide :
→ Passé composé si la principale est au présent.
Je vais en cours après qu'ils m'ont donné mon emploi du temps.
→ Plus-que-parfait ou passé antérieur si la principale est à l'imparfait.
J'allais en cours après qu'ils m'avaient donné mon emploi du temps.
→ Passé "sur"composé si la principale est au plus-que-parfait.
J'étais allée en cours après qu'ils m'eurent eu donné mon emploi du temps.
→ Passé antérieur si la principale est au passé simple.
J'allai en cours après qu'ils m'eurent donné mon emploi du temps.
→ Futur antérieur si la principale est au futur.
J'irai en cours après qu'il auront donné l'emploi du temps.
- Avant que + subjonctif
Avant qu'ils soient rentrés chez eux.
Choisis la bonne forme ou conjugue le verbe entre parenthèses.
1. J'ai hérité de la baguette à / de mon père, après qu'il en (avoir acheté) une nouvelle pour son travail.
2. Avant que tu (partir), j'aimerais que tu fasses ton lit.
3. Tu vas chercher trois plumes en sucre ? Prends-en autant / au temps pour moi !
4. Oh, autant / au temps pour moi, je ne t'avais pas vu.
5. C'est le chaudron à / de Coconut.
Surligne pour voir la correction.
1. J'ai hérité de la baguette de mon prère, après qu'il en a eu acheté une nouvelle pour son travail.
2. Avant que tu partes, j'aimerais que tu fasses ton lit.
3. Tu vas chercher trois plumes en sucre ? Prends-en autant pour moi !
4. Oh, au temps pour moi, je ne t'avais pas vu.
5. C'est le chaudron de Coconut ? |
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2e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
20/10/2013 à 19:24:01 - Modifié : 29/09/2021 à 17:55:53
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Sa voix résonne tellement que je n'arrive plus à raisonner ! |
Nous allons apprendre à distinguer deux homophones qui ont un sens radicalement différent.
Résonner est un verbe associé à la résonnance d'un son. Il peut être remplacé par le verbe « retentir ».
Sa voix résonnait dans toute la maison.
Lors d'un concert, la musique résonne pour que tout le public puisse l'entendre.
Soudain, un bruit étrange se fit entendre et le son résonna dans les couloirs pendant au moins deux bonnes minutes.
Raisonner est également un verbe qui vient du mot « raison » et a plusieurs significations. Il peut dire : réfléchir sur quelque chose, l'examiner pour trouver une solution.
Raisonner sur un problème de maths.
Si tu as eu faux à ton exercice, c'est que tu n'as pas su raisonner de la bonne manière.
Il peut aussi vouloir dire : convaincre, conseiller quelqu'un sur un sujet ou un problème.
J'ai tenté de le raisonner, mais il n'a rien voulu entendre.
Si elle ne m'écoute pas, il est inutile de demander à son professeur de la raisonner.
Complète ces phrases avec résonner ou raisonner. Conjugue-les si nécessaire.
1. Alors que tout le monde ... en silence, une règle tomba au sol et ... .
2. Il m'a dit qu'il aime crier en haut d'une montagne car ça ... beaucoup.
3. Comment ... un enfant qui refuse d'aller à l'école ?
4. L'avocat ... dans l'intérêt de son client.
Surligne pour voir la correction.
1. Alors que tout le monde raisonnait en silence, une règle tomba au sol et résonna.
2. Il m'a dit qu'il aime crier en haut d'une montagne car ça résonne beaucoup.
3. Comment raisonner un enfant qui refuse d'aller à l'école ?
4. L'avocat raisonne dans l'intérêt de son client. |
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Retraitée
6e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
08/12/2013 à 12:09:24 - Modifié : 29/09/2021 à 17:53:09
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Ce qu'il a dit, est-ce que c'est ce qui va arriver ? |
Dit-on « ce qui se passe » ou « ce qu'il se passe » ? « Ce qui se dit » ou « ce qu'il se dit » ? La différence est assez importante à faire puisque suivant la construction choisie le sens de la phrase peut changer.
- Le cas des tournures personnelles
Rappel : Une tournure personnelle, c'est quand le « il » peut être remplacé par « elle » ou par un prénom, quand le verbe se rapporte à une personne ou à un sujet précis.
On écrira « ce qu'il » si « il » se trouve bien être le sujet de la proposition qui le suit.
Il a dit qu'il mangerait tout.
Il mangerait.
Il a cité ceux qu'il suspecte.
Il suspecte.
Il ne mangera pas les vers qui sont vivants.
Ce sont les vers qui sont vivants, pas « il ».
Pour vérifier simplement, il suffit de remplacer le « il » par « que lui ». Si « que lui » passe, on met « qu'il ». Si ça ne passe pas, on met « qui ».
Il a dit qu'il mangerait tout.
Il a dit que lui mangerait tout. → Cela passe.
Il ne mangera pas les vers que lui sont vivants.
La phrase ne veut plus rien dire.
- Le cas des tournures impersonnelles
Rappel : une tournure impersonnelle, c'est quand le « il » ne peut être remplacé, quand le verbe se conjugue avec le pronom « il », qui lui, ne représente rien.
Quand le verbe peut être utilisé en tournure personnelle comme en tournure impersonnelle, alors vous avez le choix : vous pouvez écrire « ce qui » ou « ce qu'il ». À vous de voir, les deux sont corrects.
Ce qui arrive / Ce qu'il arrive
Ce qui se passe / Ce qu'il se passe
En revanche, si le verbe ne s'utilise qu'en tournure impersonnelle, alors il faudra écrire « ce qu'il ».
Qu'est-ce qu'il pleut aujourd'hui !
Ce qu'il leur arrive est terrible.
Cette fois-ci, vous pouvez remplacer « ce qui » et « ce qu'il » par « cela ». Si la phrase conserve son sens, vous pouvez choisir entre « ce qui » et « ce qu'il ». Si la phrase perd son sens, alors il faut mettre « ce qu'il ».
Ce qui / Ce qu'il arrive.
Cela arrive. → Correct.
Ce qui / Ce qu'il se passe.
Cela se passe. → Correct.
Qu'est-ce qu'il pleut aujourd'hui !
Qu'est-ce que cela pleut aujourd'hui. → Incorrect.
Ce qu'il leur arrive est terrible.
Cela leur arrive est terrible. → Incorrect.
Complète ces phrases avec ce qui ou ce qu'il.
1. Quand est-... arrive ?
2. Je sais ... s'est passé.
3. C'est fou ... peut parler !
4. Qu'est-... fait beau ?
5. Qu'est-... est écrit ?
Surligne pour voir la correction.
1. Quand est-ce qu'il arrive ?
2. Je sais ce qui/qu'il s'est passé.
3. C'est fou ce qu'il peut parler !
4. Qu'est-ce qu'il fait beau ?
5. Qu'est-ce qui/qu'il est écrit ? |
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Retraitée
3e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
15/12/2013 à 10:30:29 - Modifié : 04/10/2021 à 15:05:21
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Arrête de penser et panse tes plaies. |
Tu penses ou tu panses ? À la fin de cette leçon, le choix de la voyelle n'aura plus aucun secret pour toi.
Penser est un verbe se rapportant aux réflexions intérieures d'une personne ou tout simplement son opinion. On peut le remplacer par « méditer » ou « réfléchir » pour arriver à faire la différence.
Il doit penser à ce qu'il a fait la veille.
Panser est un verbe également. « Panser » signifie soigner une plaie, une blessure. Il vient du mot « pansement ». Cela veut aussi dire de prendre soin de son cheval avant et après l'effort.
Il doit panser les blessures du soldat arrivé hier du front.
Complète ces phrases avec penser ou panser. Conjugue-les si nécessaire.
1. Les cavaliers ... leurs chevaux.
2. ... à ce que vous allez dire avant de parler.
3. Je me suis blessée pendant la balade, j'ai dû ... la plaie rapidement.
4. Chacun doit ... à son avenir.
5. Le soldat doit être ... rapidement, il a été blessé !
Surligne pour voir la correction.
1. Les cavaliers pansent leurs chevaux.
2. Pensez à ce que vous allez dire avant de parler.
3. Je me suis blessée pendant la balade, j'ai dû panser la plaie rapidement.
4. Chacun doit penser à son avenir.
5. Le soldat doit être pansé rapidement, il a été blessé ! |
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Retraitée
6e année
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Titre : Re : Les leçons de français
Créé :
02/03/2014 à 22:23:57 - Modifié : 29/09/2021 à 17:57:36
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Telle mère, telle fille, telles femmes ! ! Tel père, tel fils, tels hommes ! |
Ça en fait des possibilités ! Et pourtant, il est très simple de parvenir à différencier ces quatre mots qui signifient bien tous la même chose, mais ne s'utilisent pas dans les mêmes conditions.
Tel est un adjectif synonyme de « pareil », « du même genre », ou bien « autant », « tellement », qui est souvent suivi de la conjonction « que », bien que ce soit pas toujours le cas.
- Et donc, on fait comment ?
D'abord, une petite précision : que « tel » soit suivi de « que » ou pas, l'accord se fait de la même façon. Le mot « tel » s'accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte. La plupart du temps, il s'agit du nom qui le suit, mais parfois le nom n'y est pas directement rattaché. Il faut bien se demander qu'est-ce qui est « tel » pour l'accorder correctement.
Un tel appétit
De tels actes
De telles beautés
- Ça se complique, mais pas trop !
Dans le cas de l'expression « rien de tel », ne cherchez pas : « tel » s'écria toujours « tel ».
Quand vous dites « tel quel », en revanche, pensez à accorder, de la même façon que expliqué plus haut.
Il a mangé les crevettes telles quelles.
Complète ces phrases avec tel, tels, telle ou telles.
1. Une ... journée d'un ... ennui, ça devrait être interdit !
2. Rien de ... après de ... aventures que de boire un chocolat chaud à la vanille.
3. Il est affalé sur son canapé ... un paresseux pouilleux.
Surligne pour voir la correction.
1. Une telle journée d'un tel ennui, ça devrait être interdit !
2. Rien de tel après de telles aventures que de boire un chocolat chaud à la vanille.
3; Il est affalé sur son canapé tel un paresseux pouilleux. |
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